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06/03/2012

Réactions genevoises suite à l'article du Temps

IMMOBILIER Mercredi7 mars 2012

 

Genève.jpgLogement: Genève réagit à la grogne française

Christian Lecomte

Des élus de France voisine se plaignent de l’immobilisme cantonal

L’exaspération de plusieurs maires de France voisine relayée par Le Temps (LT du 06.03.2012) a fait réagir la classe politique genevoise. Les édiles dénoncent un manque de production de logements dans le canton (1020 en 2011) tandis que les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie enregistrent une explosion de constructions pour accueillir des Suisses contraints à l’exil. Déséquilibre qui n’est pas sans conséquence sur la qualité et le coût de la vie.

«Nous comprenons»

Les élus français – dont certains ont décidé de reclasser des zones constructibles en terrain agricole – accusent les autorités genevoises mais aussi les formations politiques «d’immobilisme». Les Verts genevois sont les premiers désignés, rendus notamment responsables pour s’être opposés au déclassement des Cherpines au profit de 3000 logements. «Nous n’avons pas fait opposition, dément la députée Anne Mah­rer, mais nous avons considéré que le projet était insuffisant. Brader 58 hectares de terres de grande qualité pour réaliser seulement 3000 logements ainsi qu’une zone industrielle et des équipements sportifs démesurés était inopportun. Le projet devait être revu.» Elle poursuit: «Mais je comprends la colère des maires de France voisine, car l’on reporte la problématique chez eux. Le mitage du territoire est à combattre. Les études d’aménagement doivent être orientées dans le sens de projets d’écoquartiers agriculturels.»

Les socialistes, égratignés eux aussi par les édiles français, vont bientôt présenter une série de propositions. «Cela passe par une politique publique d’acquisition foncière, une répartition équitable de la construction, davantage de mixité et un effort pour contrôler les loyers, résume René Longet, président du PS genevois. Les Français ont raison de se manifester et de souligner nos contradictions, enchaîne-t-il. Le développement économique de la région se répartit mal et l’on monte les gens les uns contre les autres. C’est pour cela que nous soutenons l’idée d’un parlement régional.»

Le député et agriculteur François Haldemann (PLR) comprend aussi les réactions «saines» des élus français: «J’ai soutenu le déclassement des Cherpines, indique-t-il, maintenant il s’agit aussi de militer pour la densification des zones villas, car le déclassement ne suffit pas. Et Genève devrait montrer l’exemple en surélevant ses immeubles.»

Au MCG, on rappelle que si des Suisses se logent en France, «ce n’est pas par choix ni pour la qualité de vie mais par nécessité». «Les Français ne doivent pas que se plaindre, argue Carlos Medeiros, le vice-président. Ils perçoivent en retour une manne d’argent sous impôts rétrocédés. Pourquoi ne construisent-ils pas des P + R pour désencombrer leurs routes?»

 

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LOGEMENT 16:56

 

La limitation des zones de construction en France voisine fait débat

Christian Lecomte

La classe politique genevoise dit comprendre la grogne des élus français et réfléchit aux réponses à y apporter

LES LIENS

Des maires français tentent de freiner l’explosion des logements (06.03.2012)

L’exaspération de plusieurs maires de France voisine relayée par le Temps a fait réagir la classe politique genevoise. Les édiles dénoncent un manque de production de logements dans le canton (1020 en 2011) tandis que les départements de l’Ain et de Haute-Savoie enregistrent une explosion de constructions pour accueillir des Suisses contraints à l’exil. Déséquilibre qui n’est pas sans conséquence sur la qualité et le coût de la vie.

Les élus français - dont certains ont décidé de reclasser des zones constructibles en terrain agricole - accusent les autorités genevoises mais aussi les formations politiques « d’immobilisme ». Les Verts genevois sont les premiers désignés, rendus notamment responsables pour s’être opposés au déclassement des Cherpines au profit de 3000 logements. « Nous n’avons pas fait opposition, dément la députée Anne Mahrer, mais nous avons considéré que le projet était insuffisant. Brader 58 hectares de terres de grande qualité pour réaliser seulement 3000 logements ainsi qu’une zone industrielle et des équipements sportifs démesurés était inopportun. Le projet devait être revu »

Elle poursuit : « Mais je comprends la colère des maires de France voisine car l’on reporte la problématique chez eux. Le mitage des territoires est une chose à combattre. Les études d’aménagement doivent être orientées dans le sens de projets d’écoquartiers agriculturels ».

Les socialistes, égratignés eux aussi par les édiles français, vont bientôt présenter une série de propositions pour sortir de la crise. « Cela passe par une politique publique d’acquisition foncière, une répartition équitable de la construction, davantage de mixité et un effort pour contrôler les loyers », résume René Longet, président du PS genevois. « Les Français ont raison de se manifester et de souligner nos contradictions, enchaîne-t-il. Le développement économique de la région se répartit mal et l’on monte les gens les uns contre les autres. C’est pour cela que nous soutenons l’idée d’un parlement régional pour aplanir les divergences.»

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