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01/04/2012

Joli poisson d'avril a Saint-Cergues...

Comme convenu, les 18 caravanes qui stationnaient illégalement sur notre terrain de foot depuis une semaine sont parties...

Quasi simultanément, 40 autres en provenance du technosite ALTEA, expulsées le jour même les ont remplacées. Quelle épatante virtuosité ! Sans doute en communication, les deux groupes se sont entendus pour s'échanger la place. Impossible de fermer le site puisqu'il fallait bien que les premiers en sortent, les seconds sont rentrés en force, au même moment. Les élus et les gendarmes ont été impuissants, puisque pour requérir le concours de la force publique, il faut un arrêté d'expulsion signé du Préfet ! Nous avons verrouillé autant d'accès que possible, évitant que d'autres ne s'y installent, (un groupe de 60 caravanes étant annoncé dans le secteur en provenance de Bonneville). 

S'il pouvait paraître relativement acceptable de tolérer un stationnement illégal d'une semaine, puisque toutes les aires étaient pleines, il n'en est désormais plus rien du tout, considérant que ce nouveau groupe, encore plus important, va endommager davantage notre terrain. Nos clubs sportifs seront injustement pénalisés. Et la population toute entière paiera la facture. 

Pour rappel la commune de Saint-Cergues respecte parfaitement la loi, en cotisant et en participant au fonctionnement des deux aires d'accueil de Viry et d'Annemasse. 

Le plus dur, c'est ce sentiment d'impuissance que les élus et la gendarmerie ressentent, face à des gens qui sont dans la plus totale impunité et nous rient au nez. 

Immense faillite de l'Etat. En tant qu'élu local, on se sent extrêmement seul. Une commune de notre taille, non équipée, ne peut pas accueillir de tels groupes, exactement comme la commune de Juvigny, qui en a fait les frais cette semaine aussi. 

Aujourd'hui on m'a traité d'Allemand et de Hitler, simplement parce que nous avons tenté de nous opposer à une nouvelle installation sauvage. Voilà la bien belle récompense de notre humanisme et de notre volonté de "prendre notre part des problèmes" qui nous ont fait tolérer un premier groupe la semaine dernière...

Une demande d'arrêté d'expulsion a été envoyée en fin d'après midi, la balle est dans le camp du Préfet de la Haute-Savoie. 

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