Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/06/2012

BONNE FETE A TOUTES LES MAMANS

discours fête des mères , st cergues, 01er juin 2012

 

rose.jpgBonjour, bonjour et bienvenue à toutes et à tous, et surtout, bien entendu, à nos chères mamans, sans oublier nos grands-mères et arrières grands-mères, ces sortes de super-mamans, et  je sais qu’il y en a plein dans la salle.

Aujourd’hui, toute la communauté vous salue, chères mamans, et essaie, bien modestement, de vous rendre le juste hommage que vous méritez.

Car trop souvent on oublie de dire combien l’amour des mères est essentiel, combien elles font de nous des hommes et des femmes adultes, responsables, qui ne manquent de rien, d’affection comme de valeurs, qui nous préparent, pour le dire simplement, à affronter la vie, avec l’aide des papas un tout petit peu quand même... Pam Brown, écrivain, disait que «  l'amour d'une mère c'est comme l'air : c'est tellement banal qu'on ne le remarque même pas. Jusqu'à ce qu'on en manque. » Tout est dit ici. Lorsqu’on est enfant, heureux, comblé de tout, l’on ne se rend pas compte de la chance que nous avons d’être sous la protection d’une mère qui nous a tout donné, qui aurait accompli tous les sacrifices pour nous, qui ferait n’importe quoi pour sa progéniture. Ce n’est que plus tard, lorsqu’on grandit, lorsque l’on devient soi-même parent, et plus tard malheureusement lorsqu’on a la douleur de perdre nos chers parents qu’on réalise vraiment toute l’étendue de ce qui nous a été transmis, donné, sans conditions, sans retenue.

Les mères se donnent pleinement à leurs enfants, qui les regardent comme si elles étaient Dieu.  L’enfant vient au monde par elle, et continue pendant des années à ne voir le monde que par elle. Elle est le sein nourricier, le bras protecteur, la lionne prête à en découdre avec ce qui menace ses petits, elle est la tendresse, la caresse qui console, la parole qui endort. Elle est le monde entier pour l’enfant qui la voit comme une montagne.

C’est cela une mère, c’est un amour inconditionnel, gratuit, entier, absolu.

Car il est vrai que lorsqu’on parle d’une mère, on parle toujours de son enfance. Comme l’écrit superbement Albert Cohen, « Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance ». Et l’enfance, vous le savez tous, c’est sans doute l’élément le plus important d’une vie. C’est là que tout se joue, que tout se construit, que tout se façonne, s’édifie, et c’est là que toute la vie durant nous puisons les forces, les réconforts et les joies belles et naïves dans le souvenir de nos plus tendres années. Au seuil de notre mort, c’est l’enfance qui ressurgit, dans toute sa grandeur simple et douce,  c’est le parfum des mères qui revient, l’effluve de leur cuisine, car c’est une chose sûre aussi que celle-là, qui veut que personne ne cuisine aussi bien que sa mère. Car aux saveurs des plats, des recettes familiales se mêlent la saveur du foyer, la saveur incomparable de la vie insouciante, sous la protection des mères qui veillent au grain.

Le drame de l’homme, disent les philosophes, c’est qu’il est un être d’attachement, qui tisse les liens et qui ne peut que difficilement s’en défaire, et que parallèlement à ce besoin de s’attacher, la vie est une suite de séparation.

La naissance est la première de toutes… l’enfant « quitte » le corps de sa mère. La symbiose exceptionnelle qui rend les femmes enceintes si heureuses, qui les met dans une plénitude que les hommes ne pourront malheureusement jamais comprendre devant ce miracle qu’est la création d’une vie n’est plus tout à fait la même.  Puis l’enfant grandit, va à l’école, on se souvient tous de nos mères, les larmes aux yeux, nous regardant nous éloigner vers les classes lors des premières rentrées, comme poignardées, déchirées. Puis les enfants grandissent encore, vont au collège, au lycée, connaissent leurs premières amourettes, et dès lors, l’enfant, l’adolescent puis l’adulte lorsqu’il quitte le foyer semble échapper quelque peu à leur maman. En fait, ils font leurs vies, ils sont prêts, assez forts, du moins le pensent-ils pour affronter seuls les circonstances de l’existence… Mais vers qui se tournent-ils, quand ils rencontrent une difficulté, vers qui vont-ils chercher ce réconfort dont ils croyaient ne plus avoir besoin ? Vers leurs mères, et dans ces moments, mêmes adultes, ils redeviennent ce qu’ils seront pour l’éternité : le fils ou la fille, l’enfant de leur mère. En fait, on est jamais quelqu’un, on est le fils ou la fille de quelqu’un avant toute chose, car la vie est une continuité, une perpétuation magique des êtres, et rien ne me semble plus beau à mon avis que la mère qui voit ses propres enfants devenir parents. Un cycle s’accomplit, et avec lui, les familles sont éternelles, car en chacun vit celui qui le précède et celui qui lui succèdera.

La dernière pensée d’un homme est toujours pour sa mère, qu’elle qu’ait été sa vie, car toute vie commence et finit par elle. Les poilus agonisant sur le champ de bataille appelaient leur mère.

Chères mères, quand vos enfants vous disent « laisse-moi faire je suis assez grand », lorsqu’ils veulent tout faire tout seuls, regardez les avec bonheur. Car vous les avait fait grandir, pousser. Puisant dans les racines de vos familles, portés par le tronc solide et plein de sève que sont les mères, les enfants se déploient en une multitude de fruits bercés par le vent. Un jour eux aussi feront germer une famille, et vous leur aurez transmis l’essentiel, l’ingrédient le plus généreux, le plus absolu,  le plus recherché et pourtant le moins cher du monde, l’amour.

Les enfants heureux ne savent pas leur chance et leur bonheur et c’est tant mieux, car il n’y a que ceux qui souffrent qui savent ce qu’ils n’ont pas et ce qu’il leur manque.

Merci à toutes les mamans de supporter nos excès, nos bêtises, notre ingratitude, parfois, merci de pardonner encore et encore aux enfants que nous sommes et resterons avec cette même bienveillance qu’on pourrait qualifier de surnaturelle, tellement elle est généreuse.

Je vous souhaite à toutes, chères mamans, chères grands-mères, chères arrière grands-mères, une excellente fête des mères. Aujourd’hui nous vous disons merci, un merci qui toutefois ne pourra jamais récompenser ou témoigner assez justement de ce vous nous avez donné.

Merci à tous

Les commentaires sont fermés.