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18/06/2012

Commémoration appel du 18 juin 1940

Monsieur le Vice-président du Sénat, cher Jean-Claude,

Mesdames et messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs les élus, chers amis,

Aujourd’hui nous célébrons le 62ème anniversaire de l’appel du 18 juin du Général de Gaulle, texte par lequel en une fraction de secondes la France n’était plus vaincue, texte par lequel tout un pays s’est mis à reprendre espoir. C’est l’occasion de célébrer le courage et la volonté de l’homme qui a su dire NON, et qui de Londres, a fait battre le cœur lourd et consumé d’une France qu’on disait alors écrasée.

Nous ne devons jamais oublier cette leçon, qui sembla une folie en son temps. Que pouvait donc ce général de brigade inconnu face à une Europe meurtrie, sous la botte d’une barbarie sans nom. De Gaulle a vu plus loin que la défaite française, il a vu plus loin que l’orgueil, que la vanité et la dictature nazie, il a décidé, simplement, de ne pas accepter la terrible réalité et de travailler immédiatement au redressement de son pays. Et ce général inconnu a redonné son souffle et sa foi a toute une nation.

C’est de cette capacité à dire non, à ne pas tout accepter, que dépend en réalité tout notre socle démocratique. C’est de ce courage extraordinaire que nous devons nous inspirer, pour que dans les moments les plus durs, dans les moments où tout semble perdu nous sachions voir l’infime lumière qui irradiera bientôt les ténèbres, l’infime éclaircie qui disloquera bientôt les nuages les plus noirs.

L’appel à se lever, à dire non, est un symbole pour tous les résistants, pour tous ceux qui dans l’adversité ne baisse pas les bras, pour tous ceux qui ont des valeurs et qui ne supportent pas de les voir bafouer.

Nous rendons hommage aujourd’hui, reconnaissants et admiratifs du courage de ceux qui se sont battus, ragaillardis par cet appel, et qui ont tout sacrifiés pour leur idéal. Je rends hommage à toutes celles et ceux à qui je dois ma liberté, moi qui appartient à une génération qui a eu la chance infinie de ne jamais avoir à combattre. C’est dans ces moments que nous devons mesurer sur quelle montagne de sacrifices nous sommes assis et que nous devons saluer l’abnégation, le dévouement sans faille de ceux qui comme un seul homme ont répondu à ce vibrant appel. Car comme Le général De Gaulle l’a dit « La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »

Commentaires

Vous avez exprime d'une très belle façon cette période troublée et tragique de notre histoire au cours de laquelle beaucoup d'hommes et de femmes ,jeunes et moins jeunes ont sacrifie leur vie .
Notre devoir a tous ,aujourd'hui ,est de ne jamais les oublier.

Écrit par : moulin | 18/06/2012

très bel article, Gabriel
Charles le grand a libéré la France du joug des nazis ...
Espérons que François le béarnais n'ait pas à s'exiler pour se faire, enfin, entendre !!

Écrit par : GUEGUEN Dominique | 18/06/2012

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