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22/06/2012

Droit de réponse dans le Faucigny du jour suite aux propos tenus par guillaume Mathelier

Mon droit de réponse, paru ce matin, cliquez sur l'article pour agrandir.

droit de réponse faucigny du 22 06 2012.jpg

 

 

19/06/2012

Après les législatives...

La campagne s'est terminée dimanche soir, accordant la victoire à Mme Virginie Duby-Muller, qui est donc notre nouvelle députée pour notre belle 4ème circonscription de la Haute Savoie.

Je lui adresse mes plus sincères félicitations et lui souhaite beaucoup d'enthousiasme et de courage dans l'accomplissement de la mission que lui ont confié les électeurs.

Je tiens également à féliciter M. Guillaume Mathelier, qui a réalisé un beau parcours.

Je crois pouvoir dire au final que cette période électorale, si souvent sujette aux dérapages, aux polémiques excessives, s'est plutôt déroulée correctement dans l'ensemble.

Bien sûr, au premier tour, j'ai fait le choix de soutenir de toutes mes forces la candidature d'Antoine Viellard, car il me semblait indispensable que les valeurs du centre soient représentées, et que de sûrcroit les positions courageuses défendues par Antoine et auxquelles je m'associe pleinement sur les dossiers transfrontaliers soient portées haut et fort sur la place publique. Malgré un score modeste, nous avons pu malgré tout nous battre pour nos idées, insister sur la problématique du logement, de l'emploi, de la préservation des espaces naturels et agricoles, bref, de tout ce qui doit impérativement se rééquilibrer à l'échelle de notre agglomération franco-suisse. Et le fait est que cette thématique a été largement reprise, ce qui est une satisfaction.

En effet, le mandat de député n'est pas qu'un mandat national. Le député est aussi l'ambassadeur de sa circonscription et doit défendre de toutes ses forces les dossiers nous concernant, à plus forte raison dans une région telle que la nôtre, où les spécificités sont immenses. Un député ici doit se battre pour nous faire comprendre à Paris, mais aussi à Genève, mais aussi à Annecy !

J'espère donc de tout coeur que Virginie Duby Muller appuiera les efforts de tous les élus locaux pour construire une agglomération, "Un Grand Genève" plus équitable et plus solidaire. Elle a déjà dit qu'elle serait présente à nos côtés sur ces enjeux.

Il y a une chose, en revanche, qui m'a profondément choqué pendant ces élections. L'ABSTENTION. Pas même la moitié des votants ne s'est déplacée, ce qui est un pur scandale.

Certains se sont battus, certains sont morts, donc, pour que d'autres, aujourd'hui, puissent avoir le droit de préférer aller en ballade, faire griller des saucisses... plutôt que d'acccomplir leur devoir de citoyen. C'est tout simplement affligeant.

A Saint-Cergues, une très attachante dame de 96 ans n'a loupé aucune élection dans sa vie. Même malade elle est toujours venue, m'a t'elle dit. Puisse t'elle être un exemple pour ces adeptes du "tous pourris" ou du "ça ne sert à rien", qui passent leurs temps à conspuer leurs élus, à vomir sur toute forme d'action publique...

Ceux qui ne votent pas n'ont plus rien à dire, et perdent leur droit à critiquer quoi que ce soit. Ce n'est pas l'impôt qui fait le citoyen, et on ne peut pas se débarasser de ses devoirs civiques en se contentant de payer ce qui est un dû. C'est le vote qui fait le citoyen. C'est la démarche par laquelle en femme ou en homme responsable, on choisit qui on met aux manettes pour mener le pays auquel on appartient et à qui on doit aussi des choses, envers lequel on ne peut pas qu'exiger.

Peut-être, pour lutter contre ce phénomène édifiant, faudrait-il coupler les législatives et les présidentielles, qui de toute façon sont intimement liées ?

Peut-être faudrait-il rendre le vote obligatoire, comme en Belgique, et amender ceux qui ne se déplacent pas aux urnes ?

Mais peut-être et surtout faudrait-il que les citoyens de ce pays agissent en acteurs de la cité, plutôt qu'en éternels consommateurs, trop gavés et trop blasés de tout. Qu'ils réapprennent que tout n'est pas dû, et que chacun doit jouer un rôle, même modeste, dans la vie collective.

A moins que nous ne soyons déjà plus une société, tout au plus un groupe d'individus qui s'ignore et au pire se méprise, ne cherchant qu'à tirer son épingle du jeu et ayant une conception de la société qui confine à une sorte de jungle égoiste, individualiste, ou le but du jeu est d'écraser l'autre.

Qu'il faut donc avoir la foi !

Ce scrutin a vu disparaître, non sans ricanements féroces, quelques têtes couronnées de la République dont on ne pensait pas qu'elles étaient mortelles : Ségolène à la Rochelle, tombée du perchoir avant que d'y être montée, l'éternel Jack Lang, rejeté sur les terres qui l'ont vu naître, pour une fois que son parachutage n'était pas sans lien avec sa personne ! Mais aussi Nadine Morano, et avec elle Guéant, ainsi que 20 députés de la droite populaire, qui malgré leurs risettes ignobles au Front National ont pu vérifier cet adage bien connu qui dit que le peuple préfère toujours l'original à la copie. Espérons que l'UMP tirera toutes les conclusions de cette calamiteuse stratégie de rapprochement avec les thèses du FN, qui ont coûté sa présidence à Nicolas Sarkozy.

L'autre grande disparition c'est celle de François Bayrou, qu'on pourrait assimiler à un suicide, tellement le fait d'avoir annoncé son choix de voter à titre personnel pour François Hollande l'a tuer, et avec lui tout le MODEM. J'ai soutenu cet homme en 2007 et au premier tour dernier parcequ'il a fait je pense le meilleur diagnostic de notre société et qu'il a prouvé à maintes reprises son indépendance et sa probité. Et je dis sans hésiter qu'il a fait pour le deuxième tour une énorme erreur en rendant public son choix, dans un scrutin il est vrai qui s'était mué en référendum pour ou contre N. Sarkozy.

A côté de ces évaporations, nous avons assisté à quelques naissances, dont la plus symbolique est celle de la petite nièce de Marine Le Pen, Marion, qui à 22 ans est la plus jeune députée de l'Assemblée, à l'instar de son illustre grand père, qui parvint à se faire élire à 26 ans, avec Poujade. Deux députés, dont le fameux Collard, avocat des causes médiatiques, représentent donc le FN à l'assemblée.

 Le temps de la recomposition a sonné, et la France a besoin plus que jamais d'un centre large, ouvert, non dogmatique et rassembleur. J'attends de tout mon coeur les propositions des hommes et des femmes de bonne volonté.

 

 

 

18/06/2012

Commémoration appel du 18 juin 1940

Monsieur le Vice-président du Sénat, cher Jean-Claude,

Mesdames et messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs les élus, chers amis,

Aujourd’hui nous célébrons le 62ème anniversaire de l’appel du 18 juin du Général de Gaulle, texte par lequel en une fraction de secondes la France n’était plus vaincue, texte par lequel tout un pays s’est mis à reprendre espoir. C’est l’occasion de célébrer le courage et la volonté de l’homme qui a su dire NON, et qui de Londres, a fait battre le cœur lourd et consumé d’une France qu’on disait alors écrasée.

Nous ne devons jamais oublier cette leçon, qui sembla une folie en son temps. Que pouvait donc ce général de brigade inconnu face à une Europe meurtrie, sous la botte d’une barbarie sans nom. De Gaulle a vu plus loin que la défaite française, il a vu plus loin que l’orgueil, que la vanité et la dictature nazie, il a décidé, simplement, de ne pas accepter la terrible réalité et de travailler immédiatement au redressement de son pays. Et ce général inconnu a redonné son souffle et sa foi a toute une nation.

C’est de cette capacité à dire non, à ne pas tout accepter, que dépend en réalité tout notre socle démocratique. C’est de ce courage extraordinaire que nous devons nous inspirer, pour que dans les moments les plus durs, dans les moments où tout semble perdu nous sachions voir l’infime lumière qui irradiera bientôt les ténèbres, l’infime éclaircie qui disloquera bientôt les nuages les plus noirs.

L’appel à se lever, à dire non, est un symbole pour tous les résistants, pour tous ceux qui dans l’adversité ne baisse pas les bras, pour tous ceux qui ont des valeurs et qui ne supportent pas de les voir bafouer.

Nous rendons hommage aujourd’hui, reconnaissants et admiratifs du courage de ceux qui se sont battus, ragaillardis par cet appel, et qui ont tout sacrifiés pour leur idéal. Je rends hommage à toutes celles et ceux à qui je dois ma liberté, moi qui appartient à une génération qui a eu la chance infinie de ne jamais avoir à combattre. C’est dans ces moments que nous devons mesurer sur quelle montagne de sacrifices nous sommes assis et que nous devons saluer l’abnégation, le dévouement sans faille de ceux qui comme un seul homme ont répondu à ce vibrant appel. Car comme Le général De Gaulle l’a dit « La fin de l’espoir est le commencement de la mort.  »