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11/04/2013

Les communes rurales font aussi du logement social !

47859_10151439609732753_472732670_n.jpgInauguration des logements aidés de la SA MONT BLANC, à Saint CERGUES, le 06 avril 2013

 

 

 

 

 

Madame LE Député, virginie Duby Muller,

Monsieur le vice-président du conseil général, Raymond BARDET

Monsieur le Président de la SA Mont Blanc et conseiller Général Guy Chavanne,

Monsieur le Président d’Annemasse Agglo, Georges DELEAVAL

Monsieur le Maire de Machilly, Jacques BOUVARD

Mesdames et messieurs les élus,

Monsieur le directeur de HESTYA, Pascal LE NEPVEU

Monsieur le directeur de la SA mont-Blanc, Jean-Pierre MONTFORT,

Mesdames et messieurs,

Bienvenue à toutes et à tous à Saint-Cergues, au cœurde notre beau village.

Je dis « au cœur » avec un vrai enthousiasme, car elle n’est pas si loin l’époque où les logements sociaux étaient mis au ban de la ville, mise au ban, cette vieille expression de laquelle découle le terme de banlieue aujourd’hui, avec tout ce qu’il comporte de péjoratif, hélas.

Ici même, où nous nous trouvons, nous sommes effectivement en plein centre, à 50 m des écoles, de la mairie, des futurs transports publics et à quelques centaines de mètres des commerces et nous sommes au cœur également d’une opération immobilière de très grande qualité, à l’architecture cossue et agréable, qui s’intègre bien dans son environnement. Bien malin celui qui pourrait distinguer, en terme de conception, en terme de finition, la partie privée et la partie sociale de cette opération. Ce point est à mon sens essentiel, en ce qu’il fait voler en éclat les clichés dont on affuble malheureusement encore le logement social.

Notre village, en effet change. Et cette opération des résidences de Saint-Cergues menée par le groupe HESTYA, qui s’est déroulée concomitamment à celle de la villa Ruby, à quelques mètres d’ici, portée par Bouygues, restructure complètement notre chef-lieu et marque, également, un changement profond dans l’urbanisme qui caractérisait jusqu’alors les communes rurales ou rurbaines, comme  on dit maintenant, plutôt marquées jusqu’alors par un étalement urbain non maîtrisé, par des suites quelques fois un peu tristes de villas et de lotissements sans âme, sans préoccupation pour le vivre ensemble. Car en effet, lorsque l’on contemple ces nouvelles constructions depuis la douane de Moniaz, en face, de l’autre côté du village, on a l’impression, très agréable, de redécouvrir cette image d’Epinal bien rassurante que celle d’une Eglise bordée par de larges bâtisses, blotties contre elles, à la manière des vieux bourgs d’autrefois…

Vous connaissez tous le contexte qui est le nôtre, à savoir que nous vivons dans une région qui se développe incroyablement, tirée par cette locomotive qu’est Genève. Genève génère beaucoup d’emplois et c’est tant mieux, mais peine à construire en revanche, et ceux qui viennent tenter leur chance dans la région, et de nombreux citoyens genevois, ne pouvant plus se loger chez eux sont contraints, en quelque sorte, de venir habiter chez nous. Cet afflux de personnes en quête de logements créent des tensions sur le marché et produit un renchérissement très significatif des prix de l’immobilier et des loyers en général, à tel point qu’il devient presque impossible pour des salariés en euros de vivre dans le secteur. D’où la nécessité en effet de produire du logement social, afin que nous puissions loger les moins favorisés d’entre nous et ceux qui ne travaillent pas forcément en Suisse.

Parallèlement à ce déficit de logement du côté suisse, nous avons en France beaucoup trop ouvert les vannes, et avons permis de construire un peu n’importe où, au milieu des champs, si possible des villas, mangeant des hectares de zones agricoles et naturelles sans penser qu’on se tirait une balle dans le pied en agissant ainsi. Tous ces facteurs conduisent donc aujourd’hui à reconsidérer la situation et de façon générale à reprendre la main sur ce développement qui jusqu’alors a été largement subi, en densifiant les centralités, tel que cela s’est fait ici, et en permettant à toutes les catégories sociales de vivre ensemble en un même lieu.

Tout cela, nous l’avons évoqué lors d’une récente réunion publique dans le cadre de l’actuelle révision générale de notre PLU, désolé donc pour les éventuelles redites, mais je pense que ces messages doivent être martelés.

Je veux donc aujourd’hui insister sur l’exemplarité de l’opération qui nous réunit ce matin, exemplarité que l’on peut mesurer à plus d’un titre. Exemplarité parce que ces logements sont de très grande qualité, parce qu’ils sont au centre du village, exemplarité parce qu’ils permettent à nos salariés en euros de continuer à habiter cette belle région, exemplarité parce qu’ils permettent une vraie mixité sociale et éviteront à nos communes quelque peu favorisées de devenir des ghettos de riche ou des petits Saint-Tropez.

Nous sommes donc très fiers d’inaugurer ces 26 logements locatifs, avec  ceux qui ont contribué au succès de cette réalisation et bien entendu aussi avec ceux qui vont vivre dans ces murs et à qui nous souhaitons la bienvenue.

Car c’est grâce à l’effort de tous en effet que de telles réalisations sont possibles, aux efforts de l’Etat, du conseil Général, de notre agglomération qui porte notre programme local de l’habitat, indispensable outil de planification du logement, c’est grâce aussi et bien sûr aux subventions versées par tous ces organismes et par notre commune que nous avons pu obtenir que 30 % des logements produits par HESTYA et par BOUYGUES soient des logements aidés. Je salue au passage Raymond BARDET, président de Haute Savoie habitat, bailleur social qui gère la partie sociale de l’opération BOUYGUES. Ces efforts importants menés par  la collectivité permettent aujourd’hui à Saint-Cergues de compter 95 logements sociaux et de rattraper donc quelque peu le retard de cette commune en la matière, qui sera prochainement soumise à la fameuse loi SRU, dès que notre population franchira les 3500 habitants. Ce qui doit être le cas, au passage, puisque les nouveaux arrivants n’ont pu être comptabilisés dans le récent recensement.

Je veux donc remercier tous ceux qui ont participé au succès de cette opération, le groupe HESTYA Promotion que je salue en la personne de son dirigeant M. LE NEPVEU, la SA MONT BLANC qui a déjà réalisé une opération sur la commune dont nous n’avons qu’à nous féliciter, et je profite de l’occasion pour remercier M. GUY CHAVANNE, M. MONTFORT et M. GAUTEUR, respectivement Président, directeur,

 et chargé de prospection foncière et de communication de la SA MONT BLANC, bailleur social qui maintient une gestion humaine et de proximité de leur parc locatif et cela est très important pour les élus que nous sommes, ainsi que tous les architectes, toutes les entreprises qui ont œuvré sur ce chantier, dont l’entreprise ROGUET, qui est présente aujourd’hui.

Je veux remercier la commission d’urbanisme de Saint-Cergues, Danielle COTTET, première adjointe, ainsi que Marie-Christine BALSAT et les élus qui ont participé aux commissions d’attribution.

Surtout je veux souhaiter aujourd’hui la bienvenue aux nouveaux habitants de ce village, et dire à ceux d’entre eux qui ne connaissent pas encore très bien Saint-Cergues qu’ils sont ma foi tombés dans une bien sympathique commune, où règne un bel esprit, en témoigne la grande richesse des activités associatives et des événements populaires, sportifs et culturels qui égaient le quotidien tout au long de l’année. J’espère de tout cœur que vous vous sentirez bien ici et que la vie vous sera agréable.

Enfin et pour conclure et sans trop de nostalgie… je dois évoquer qu’ici même se trouvait, il y a peu, un hôtel qui a fait la renommée du village pendant presque un siècle, je veux parler de l’hôtel de France, dont il subsistera un salon de thé, prochainement ouvert, dont vous pourrez profiter...

Permettez-moi de souhaiter que les très belles ondes qui ont animé ce lieu de détente et de plaisir, rayonnent encore parmi ces nouveaux murs et offrent à tous nos nouveaux habitants la convivialité et la douceur de vivre qu’ils sont en droit d’espérer.

Merci à tous.

 

05/04/2013

Pour un PLU "raisonnable" à Saint-Cergues, intro à la première réunion publique de la révision générale N° 3

Reu publique PLU révision N°3

Bonsoir et bienvenue à toutes et à tous pour cette première réunion publique, très importante puisqu’elle va poser les enjeux  qui sont au cœur de cette révision générale N° 3 de notre PLU. Il ne sera pas encore question de zonage ce soir, mais des problématiques à poser avant que de tracer de nouveaux traits.

Brièvement je voudrais en effet rappeler que le PLU actuel a été validé en 2008. Normalement les PLUs ont une durée de vie d’une dizaine d’années, à moins bien sûr que des éléments de contexte ou des imperfections commandent de le réviser.

Les éléments de contexte, justement, vous les connaissez et vous les constater par vous-même. On a beaucoup construit à Saint-Cergues ces dernières années, comme dans toute la région, du fait de la très grande pression immobilière qui règne dans le secteur. Cette pression est le fruit de l’attractivité et du dynamisme économique genevois qui fait que notre région résiste mieux à la crise, mais qui fait aussi que parce que Genève ne construit pas de logements, un nombre très important de citoyens genevois viennent habiter chez nous n’ayant pas de solution sur le territoire cantonal, ce qui a pour effet de renchérir considérablement les prix du logement  et qui rend la situation très difficile pour ceux qui sont salariés en euros.

Mais il ne faut pas rendre Genève responsable de tout, et c’est bien parce que du côté français nous avons laissé trop construire, que nous avons laissé notre territoire se miter, laisser s’implanter des villas au milieu des champs générant un étalement urbain anarchique, que Genève a pu se défausser sur nous.

Il est donc urgent de réagir, sur le territoire d’une agglomération annemassienne où il ne reste plus que 10 % de terres agricoles. La réaction est en marche, et c’est ainsi que depuis 2008 aussi un Schéma de Cohérence Territoriale est en vigueur sur la région annemassienne, un SCOT, qui est une sorte de super PLU s’imposant à nous, et qui ambitionne de maîtriser notre développement.

 Dans la cadre du grand Genève comme dans le cadre du SCOT, nous disposons de nouveaux outils qui permettront, nous l’espérons, de passer du subi au maîtrisé, de corriger ces déséquilibres.

Ce SCOT nous identifie clairement comme un poumon vert. L’enjeu c’est effectivement de le rester.

Une étude menée en 2009 sur la compatibilité de notre PLU avec le SCOT d’Annemasse Agglo a démontré que notre Plu était à bien des égards trop permissif, en permettant des extensions de constructibilité trop importantes, dans des zones trop éloignées de la centralité. Le potentiel de notre PLU est donc démesuré, puisqu’il permettrait, si toutes les zones à bâtir étaient bâties, en l’état, de produire 1200 nouveaux logements. Cela est excessif, bien évidemment, et cela mettrait en péril le fonctionnement de nos services publics, ainsi que le caractère encore rural de la commune.

Il faut donc agir vous l’avez compris, non pas pour devenir une sorte de réserve d’indiens où plus rien ne se passerait, mais au contraire pour se développer harmonieusement en proscrivant le mitage, en densifiant les centralités, en bouchant les dents creuses des hameaux, en favorisant la mixité sociale, près des commerces, des futurs transports publics, des écoles et administrations, comme nous avons déjà commencé à le faire, et ce seront autant de zones agricoles et naturelles qui seront épargnées.

C’est ainsi que par des procédures de modification ou de révisions simplifiée nous avons pu parer au plus urgent et c’est ainsi que par cette révision générale N° 3 nous entendons mieux protéger cette commune et lui permettre de conserver un cadre de vie agréable, à rebours d’autres collectivités qui bétonnent à tout va et se transforment à toute vitesse en cité dortoir, avec des lotissements à l’américaine qui se succèdent, sans connexion les uns avec les autres, sans aucune forme de vivre ensemble, sans aucune forme de considération pour le paysage.

Ce soir constitue donc une première étape importante, au cours de laquelle le cabinet LE MAIRE qui nous accompagne depuis le début de la procédure va vous présenter le diagnostic territorial de la commune, et va dresser les constats et les enjeux qui sont les nôtres.  Je profite donc de l’occasion pour saluer son dirigeant, M. LE MAIRE, et pour le remercier lui et ses collaborateurs pour leur excellent travail.

Réviser un PLU est un travail énorme, qui nécessite un nombre considérable de réunions, et je veux saluer également ce soir l’action de Danielle COTTET, première adjointe en charge de l’urbanisme et de toute la commission PLU.

En guise de conclusion de cette petite introduction, je voudrais simplement dire qu’en matière d’urbanisme, les temps ont effectivement changé. Il est loin le temps où il suffisait de prendre un rdv avec le Maire, pour obtenir le fameux coup de tampon. L’époque a rompu avec ses pratiques, et tout est désormais strictement encadré, afin encore une fois d’éviter les abus. La concertation est donc large, avec l’Etat, avec l’Agglo, qui porte notre SCOT, avec les chambres d’agriculture, de commerce et d’industrie, actant cette évidence que notre commune est imbriquée dans des ensembles et des problématiques plus vastes avec lesquels il nous faut être en cohérence. Et cette concertation, bien sûr vous est largement ouverte, par les diverses réunions publiques qui vont se tenir et que nous inaugurons ce soir, par l’enquête publique enfin au cours de laquelle vous pourrez naturellement vous exprimer.

Dans le domaine de l’aménagement du territoire, intérêt général et intérêts privés peuvent entrer en conflit. En tant qu’élu il est de notre responsabilité de ne pas céder au clientélisme, et de poser une juste vision de ce que nous voulons pour ce village. Il faut simplement se demander ce que nous voulons laisser à nos enfants, comme cadre de vie, et je crois qu’à ce sujet, il faut faire tous les efforts pour que Saint-Cergues, tout en se développant, tout en restant une commune dynamique, jeune, conserve son âme.

Merci à tous.