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25/05/2013

Discours fêtes des mères 25 mai 2013

 

Bonjour et bienvenue à toutes et à tous, pour ce moment si précieux de l’année qu’est la fête des mères, auquel nous sommes tous très très attachés. Le CCAS et le conseil municipal se font une joie comme d’habitude d’essayer de vous gâter un peu, vous, les mamans de la commune, et se font un devoir de vous rendre hommage, vous qui n’en demander d’ailleurs pas tant… Car une mère, il n’est rien de plus gratuit, elles ne demandent jamais qu’on leur dise merci, elles ne comptent pas le temps passé, elles ne calculent rien… Elles donnent, au sens le plus noble du terme, et elles donnent tout…

Ainsi, chères mères, chères grands-mères, et chères arrière grands-mères, car je sais qu’il y en a dans la salle, nous vous souhaitons, à toutes, une très belle fête.

Depuis quelques temps, je sais un peu mieux ce qu’est une mère. Bien sûr j’en ai une moi-même de maman et j’en profite pour lui dire « bonne fête », et je veux la remercier de tout ce qu’elle nous a apporté et qu’elle continue à nous apporter, à moi et mon frère, car il est vrai, qu’être mère, c’est un contrat à durée hautement indéterminée, et je sais que même lorsque j’aurais 60 ans et qu’elle en aura plus de quatre-vingt, elle continuera à me dire d’arrêter de me balancer sur ma chaise, de prendre soin de mes affaires, de me tenir droit, et peut-être même qu’elle me dira encore d’arrêter de fumer...

Je savais donc ce qu’était une mère mais le fait d’être devenu père récemment m’a ouvert plus encore les yeux sur ce qui est à mes yeux une véritable mission sacrée.

Comme le dit magnifiquement Christian BOBIN, un écrivain, « les mères naissent en même temps que leurs enfants ». Et j’aimerai donc vous dire un mot de la « double naissance » à laquelle j’ai eu la chance infinie d’assister.

Le moment où l’enfant vient au monde est une sorte de miracle. Ce petit être tant attendu, qu’on imagine comme ci ou comme cela se matérialise tout à coup, devient brusquement réel en faisant irruption dans nos vies, qui s’en trouvent à jamais merveilleusement changées.

Ce qui est fascinant, bouleversant, c’est de voir avec quel instinct prodigieux l’enfant se jette littéralement sur le sein de sa mère, à peine sorti. C’est de constater que le lien subitement coupé avec l’osmose absolue de la grossesse, bien au chaud dans le ventre, trouve une compensation immédiate par le fait de se blottir contre la poitrine de la mère.

En ces quelques instants de pure magie, le ventre rond devient un enfant bien concret, et la femme devient une mère. Ça se fait en une seconde, et ça se voit instantanément dans les yeux de la maman qui désormais est investie d’une mission quasi divine. Veiller sur ce petit être fragile, veiller à ce qu’il mange, qu’il dorme, qu’il soit au calme et ne manque de rien. Et les pères que nous sommes, pour ceux qui ont assisté à une chose de ce genre, en restent abasourdis, émerveillés. On est fiers, on est subjugués par la bataille menée par les mères pour que l’enfant arrive au monde et on est stupéfaits par le lien surnaturel qui semble lier l’enfant à sa mère, dès les premières secondes…

Oui, l’amour des mères est surnaturel et nombreuses sont les histoires de mères qui ressentent à distance les soucis de leurs enfants, qui sont en quelque sorte de véritables médiums pour leurs fils et pour leurs filles, c’est de l’ordre de la télépathie, comme si l’osmose primordiale de la grossesse ne prenait finalement jamais fin.

Les mères sont prêtes à tout pour leurs enfants, et cette abnégation magnifique existe depuis la nuit des temps.

 C’est difficile dans le fond de mettre des mots sur une chose aussi profonde, aussi pure et aussi noble que celle-là. Peut-être que la meilleure récompense qu’on puisse offrir à nos mères, c’est leur montrer qu’elles ont réussi à faire de nous des gens heureux, ouverts, et peut-être qu’il n’y a rien de mieux que d’offrir à nos mères cette ultime décoration qu’est celle de devenir grand-mère.

Car en devenant nous-même parents, nous leur montrons que nous poursuivons leurs chemins, que nous perpétuons à notre tour l’histoire d’une famille, et il n’y a pas pari plus osé ni déclaration plus folle de foi en l’avenir que de faire un enfant. Faire un enfant c’est croire que le monde peut changer, c’est croire que les choses s’améliorent, c’est espérer le progrès. Et c’est sans doute en cela que nous sommes éternels. Chaque enfant porte une part de tous ceux qui le précèdent. En lui vivent tous nos aïeux et en lui vivront tous nos descendants.

Et autour de l’enfant, la mère et le père déploient des trésors d’attention pour aider cette petite chose à grandir, à devenir solide, à devenir autonome, indépendante, car il est vrai que les enfants on ne les fait pas pour soi, mais pour eux-mêmes.

En ces temps quelques peu difficiles où règne l’incertitude, la peur, la crainte de l’avenir, il faut saluer la mère, ce pilier, ce roc indispensable, ce « puits sans fin d’amour » comme le dit Albert Cohen, qui réconforte, cajole, et donne tant de valeurs et de force.

Je veux terminer par ce superbe proverbe juif que j’ai déjà du citer ici mais qui est trop beau pour qu’on s’en prive : « Dieu ne pouvait être partout alors il a créé les mères. »

Et oui. Une mère est Dieu pour son enfant, c’est par elle que passe le monde, c’est par elle qu’on vient s’en réfugier parfois.

La mère comprend tout, la mère n’a pas besoin que l’enfant parle, que l’enfant s’agite ou pleure, d’instinct, elle devine et sait tout.

Ceci pour dire à nos mamans qu’on les aime et qu’on veut leur rendre, aujourd’hui, un modeste hommage qui ne sera jamais à la hauteur toutefois de ce qu’elles nous ont donné.

06/05/2013

Faut il installer un "contrôle des habitants" en France voisine ?

En Suisse, lorsque l'on arrive ou l'orsque l'on quitte une commune, il faut le déclarer à une institution particulière qui s'appelle le "contrôle des habitants", vocable qui fait très peur en France.

Il n'y a pas d'équivalents en France, sans doute parce que la France abhorre tout ce qui de près ou de loin pourrait ressembler à un "flicage" de la population.

Il n'est pourtant pas question de flicage, mot auquel se référent abusivement nombre de croisés pour qui tout acte d'autorité, toute obligation ou contrainte est un fascisme.

En Suisse il est question, pour des raisons éminement pratiques, de savoir qui vit sur son territoire. Plein de choses en effet dépendent du nombre exact d'habitants, comme par exemple certaines dotations ou subventions.

Mme Le Député Virginie Duby Muller a récemment proposé que la chose se fasse également en France, ce qui est largement soutenu par les maires de l'Ain et de la Haute-Savoie, toutes étiquettes confondues, qui connaissent tous un nombre significatif de faux résidents secondaires suisses qui vivent pourtant de façon continue en France voisine. Qui bénéficient du coup de nombreux services sans acquitter véritablement ce qui est dû pour ce faire et qui continuent également à bénéficier de services du côté suisse. Gagner sur les deux tableaux en somme, en bref, ne pas jouer le jeu. 

Depuis des années, à Saint-Cergues comme dans la plupart des communes, les élus essaient de faire beaucoup de pédagogie pour encourager les "fraudeurs" à se déclarer. Cela nous permet par exemple de les comptabiliser pour recevoir les fameux fonds frontaliers desquels dépendent pour partie nos budgets d'investissement.

La loi c'est l'échec du bon sens. Certes, tout le monde préférerait que la bonne volonté suffise, mais parfois, malgré tous les efforts, la pédagogie atteint ses limites.

Je soutiens donc pleinement cette initiative, dont la finalité est bel et bien l'égalité et non pas la stigmatisation d'une partie de nos populations.

Personne en Suisse ne se sent stigmatiser d'avoir à se déclarer lorsqu'il emménage dans une commune.