Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/05/2014

discours de la fête des mères

  

Bonjour à toutes les mamans, et bienvenue à toutes et à tous, pour ce moment si particulier de l’année qu’est la fête des mères, auquel nous sommes tous très attachés. Le CCAS et le conseil municipal se font un plaisir d’organiser pour vous ce petit moment qui vous est dédié, pour qu’une fois au moins, dans l’année, vous soyez remerciées, chaleureusement, de tout ce que vous nous avez apporté, chères mamans.

Rien ne pourra jamais vous être rendu à la hauteur de ce que vous nous avez donné. Nous savons que les mères donnent le plus gratuitement du monde, qu’elles n’attendent rien en retour.

Depuis la nuit des temps, parce que ce sont les mères, précisément, qui ont enfanté le monde, on ne compte plus les civilisations ayant placé en haut de tout leur fécondité et leur puissance créatrice. Toutes les religions mettent la mère sur un piédestal. Car les mères sont une allégorie des Dieux. Comme eux elles créent la vie. Comme eux elles veillent sur leurs créations. Comme eux elles punissent et elles pardonnent.

C’est par une mère que tout débute

Chacun est bouleversé, même s’il a lu tous les manuels de parentalité, tous les traités de médecine, par ces quelques secondes de pure ivresse et de pure magie par lesquelles l’enfant fait irruption dans nos vies après des mois passés à mijoter gentiment dans ce ventre qui s’est arrondi, qui a causé quelques tourments de plénitude, quelques douleurs d’amour aux femmes qui l’ont porté.

Et le voilà ce petit être balbutiant, criant, à peine sorti, cherchant déjà sa mère.

Cette dimension sacrée de la mère subsistera à jamais. Car même le plus parfait goujat s’en ira avec une pensée pour sa mère. Le plus cruel des bandits, au seuil de sa vie, repensera à son enfance.

Voilà pourquoi chères mamans, il est heureux de vous fêter. En le faisant nous perpétrons peut-être la plus ancienne des traditions du monde.

La fête des mères comme le dit l’écrivain Jean Gastaldi est la seule fête laïque qui soit aussi spirituelle.

Par là il entend qu’il y a une dimension spéciale, une spécificité profonde à célébrer nos mamans, car leur rôle, leur mission, leur labeur est de l’ordre, la plupart du temps d’un quelque chose qui s’apparente au surnaturel.

Toutes les mamans ressentent ce lien indéfectible, cette symbiose immense avec leurs enfants, avec la chair de leur chair, et de même, tous les enfants que nous sommes éprouvent une sorte d’infinie admiration pour leur mère, l’être par qui ils sont venus au monde, la personne par qui ils sont venus à la vie.

Et pourtant les mères qui devraient trembler de peur face au défi que représente la création d’une vie, face au défi que représente l’éducation d’un enfant, bon… avec l’aide du papa tout de même un peu, vous me le permettrez, car des papas poule il y en a aussi… Eh bien, les mères, elles ne tremblent pas… Au contraire, elles agissent avec une conviction tranquille, solide, avec une simplicité qui déconcerte. Nous les voyons comme des êtres surhumains, dévoués jusqu’au dernier souffle pour protéger et offrir ce qu’il y a de mieux à leur progéniture et elles nous répondent tout cela est normal, évident. Les mères sont un peu animales, voyez comme elles se battent pour leurs enfants, telles des tigresses, les mères sont terrestres, ancrées sur terre, et pourtant elles apprennent à voler à leurs enfants. Elles sont l’arbre, le tronc qui permet aux branches de se déployer vers les cieux.

Ce qui est fou c’est la capacité des mères à accomplir une mission divine d’un naturel déconcertant. Déconcertant car donner la vie est une sorte de miracle, à tel point qu’on deviendrait fou si on pouvait imaginer vraiment quelle responsabilité découle de cet acte. Mais les mères, elles, elles assument, pleinement, elles ne font pas de chichis, depuis l’aube des temps, ces faiseuses de miracles s’appliquent, simplement, à faire fleurir la vie.

Comme toutes les choses auxquelles nous sommes habitués, nous oublions souvent qu’elles ne coulent pas de source. L'amour d'une mère c'est comme l'air nous dit Pam Brown, un autre écrivain : c'est tellement banal qu'on ne le remarque même pas. Jusqu'à ce qu'on en manque. Aussi bien l’amour inconditionnel dont les mères nous abreuvent est vécu comme une sorte de normalité par l’enfant, qui en a intensément besoin certes, mais qui ne se rend pas compte de la chance qui est la sienne de pouvoir compter dans la vie sur un amour qui est sans doute le seul à être absolument indéfectible. Et puis lorsque nous grandissons, que nous marchons de nos propres pas, que la vie nous donne ses premières leçons et éventuellement nous inflige ses premières cicatrices, nous comprenons. Nous comprenons que l’enfance est le temps béni, le temps merveilleux où le monde est doux, chaleureux, aimant, sous la protection de nos mères. Et alors nous réalisons les trésors de tendresse déployées, la patience éternelle, les pardons octroyés, la compréhension extraordinaire qui nous a entouré. Albert Cohen le dit magnifiquement : Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas.

Toute notre vie, l’enfance nous poursuit. Sait-on seulement notre chance d’avoir eu une belle enfance, la chance d’avoir été choyé par une mère aimante… Alors chères mamans, aujourd’hui, nous essayons de vous rendre, même si cela est impossible, un tout petit peu de l’amour que vous nous avez donné. Nous essayons simplement de vous dire merci, merci de votre dévotion, de votre abnégation, de votre générosité.

 

rose.jpg

Les commentaires sont fermés.