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28/05/2014

Vive la France

Dimanche, les électeurs français, pour ceux d’entre eux en effet qui ont eu la gentillesse de se déplacer, ont placé en tête des élections européennes un parti europhobe, le Front National, qui se distingue depuis des années par son absentéisme remarquable au parlement européen.

Les abstentionnistes, qui ont oublié que d’autres étaient morts pour qu’ils aient le luxe de ne pas aller voter, ont préféré sublimer la notion chérie de liberté en s’adonnant à leurs loisirs favoris.

Les braves qui se sont déplacés ont donc à 26% marqué leur adhésion à la ligne défendue par ce parti.

Pour la première fois de notre histoire, le Front National arrive en tête d’une élection d’envergure nationale.

Cela signifie, si certains en doutaient encore, qu’il est désespérément temps d’agir.

Qu’il est temps de défendre à nouveau la République au quotidien, en faisant appliquer les lois, qui ne sont, par lâcheté ou par manque de moyens, plus vraiment appliquées depuis des décennies.

D’appliquer de façon inflexible les règles que notre peuple s’est donné il y a longtemps et transgressées à l’envi par une minorité de voyous, grands patrons cyniques, politiciens véreux,petites frappes des rues,qui chacun à leurs niveaux pourrissent l’avenir d’une majorité d’autres.

Il est temps que toutes les petites et grandes incivilités, à tout niveau, qui se commettent en tout lieu et qui n’amènent qu’au plus désobligeant des silences soient punies.

Il est temps de remettre de la verticalité dans le mirage d’horizontalité qui prévaut et qui voudrait que tout se vaille.

Il est temps d’arrêter de croire que la paix sociale s’achète par le renoncement et que le temps fera le reste.

Il est temps de réhabiliter certaines valeurs, telles que l’excellence, le travail, le mérite, déclarées stigmatisantes par les thuriféraires de l’égalité par le bas.

Il est temps d’arrêter de permettre à certains de se gaver honteusement, pendant que les autres vivotent sur le dos d’une classe moyenne qui est au seuil de la rupture.

Il est temps d’arrêter d’ériger en modèle ceux dont la seule noblesse aura été de réussir à tirer leur épingle du jeu.

Il est temps d’arrêter de penser que la France puisse avoir un avenir, tant qu’elle ne cessera de se détester.  

Il est temps d’empêcher le Front National de nous voler la France.

25/05/2014

discours de la fête des mères

  

Bonjour à toutes les mamans, et bienvenue à toutes et à tous, pour ce moment si particulier de l’année qu’est la fête des mères, auquel nous sommes tous très attachés. Le CCAS et le conseil municipal se font un plaisir d’organiser pour vous ce petit moment qui vous est dédié, pour qu’une fois au moins, dans l’année, vous soyez remerciées, chaleureusement, de tout ce que vous nous avez apporté, chères mamans.

Rien ne pourra jamais vous être rendu à la hauteur de ce que vous nous avez donné. Nous savons que les mères donnent le plus gratuitement du monde, qu’elles n’attendent rien en retour.

Depuis la nuit des temps, parce que ce sont les mères, précisément, qui ont enfanté le monde, on ne compte plus les civilisations ayant placé en haut de tout leur fécondité et leur puissance créatrice. Toutes les religions mettent la mère sur un piédestal. Car les mères sont une allégorie des Dieux. Comme eux elles créent la vie. Comme eux elles veillent sur leurs créations. Comme eux elles punissent et elles pardonnent.

C’est par une mère que tout débute

Chacun est bouleversé, même s’il a lu tous les manuels de parentalité, tous les traités de médecine, par ces quelques secondes de pure ivresse et de pure magie par lesquelles l’enfant fait irruption dans nos vies après des mois passés à mijoter gentiment dans ce ventre qui s’est arrondi, qui a causé quelques tourments de plénitude, quelques douleurs d’amour aux femmes qui l’ont porté.

Et le voilà ce petit être balbutiant, criant, à peine sorti, cherchant déjà sa mère.

Cette dimension sacrée de la mère subsistera à jamais. Car même le plus parfait goujat s’en ira avec une pensée pour sa mère. Le plus cruel des bandits, au seuil de sa vie, repensera à son enfance.

Voilà pourquoi chères mamans, il est heureux de vous fêter. En le faisant nous perpétrons peut-être la plus ancienne des traditions du monde.

La fête des mères comme le dit l’écrivain Jean Gastaldi est la seule fête laïque qui soit aussi spirituelle.

Par là il entend qu’il y a une dimension spéciale, une spécificité profonde à célébrer nos mamans, car leur rôle, leur mission, leur labeur est de l’ordre, la plupart du temps d’un quelque chose qui s’apparente au surnaturel.

Toutes les mamans ressentent ce lien indéfectible, cette symbiose immense avec leurs enfants, avec la chair de leur chair, et de même, tous les enfants que nous sommes éprouvent une sorte d’infinie admiration pour leur mère, l’être par qui ils sont venus au monde, la personne par qui ils sont venus à la vie.

Et pourtant les mères qui devraient trembler de peur face au défi que représente la création d’une vie, face au défi que représente l’éducation d’un enfant, bon… avec l’aide du papa tout de même un peu, vous me le permettrez, car des papas poule il y en a aussi… Eh bien, les mères, elles ne tremblent pas… Au contraire, elles agissent avec une conviction tranquille, solide, avec une simplicité qui déconcerte. Nous les voyons comme des êtres surhumains, dévoués jusqu’au dernier souffle pour protéger et offrir ce qu’il y a de mieux à leur progéniture et elles nous répondent tout cela est normal, évident. Les mères sont un peu animales, voyez comme elles se battent pour leurs enfants, telles des tigresses, les mères sont terrestres, ancrées sur terre, et pourtant elles apprennent à voler à leurs enfants. Elles sont l’arbre, le tronc qui permet aux branches de se déployer vers les cieux.

Ce qui est fou c’est la capacité des mères à accomplir une mission divine d’un naturel déconcertant. Déconcertant car donner la vie est une sorte de miracle, à tel point qu’on deviendrait fou si on pouvait imaginer vraiment quelle responsabilité découle de cet acte. Mais les mères, elles, elles assument, pleinement, elles ne font pas de chichis, depuis l’aube des temps, ces faiseuses de miracles s’appliquent, simplement, à faire fleurir la vie.

Comme toutes les choses auxquelles nous sommes habitués, nous oublions souvent qu’elles ne coulent pas de source. L'amour d'une mère c'est comme l'air nous dit Pam Brown, un autre écrivain : c'est tellement banal qu'on ne le remarque même pas. Jusqu'à ce qu'on en manque. Aussi bien l’amour inconditionnel dont les mères nous abreuvent est vécu comme une sorte de normalité par l’enfant, qui en a intensément besoin certes, mais qui ne se rend pas compte de la chance qui est la sienne de pouvoir compter dans la vie sur un amour qui est sans doute le seul à être absolument indéfectible. Et puis lorsque nous grandissons, que nous marchons de nos propres pas, que la vie nous donne ses premières leçons et éventuellement nous inflige ses premières cicatrices, nous comprenons. Nous comprenons que l’enfance est le temps béni, le temps merveilleux où le monde est doux, chaleureux, aimant, sous la protection de nos mères. Et alors nous réalisons les trésors de tendresse déployées, la patience éternelle, les pardons octroyés, la compréhension extraordinaire qui nous a entouré. Albert Cohen le dit magnifiquement : Pleurer sa mère, c'est pleurer son enfance. J'ai été un enfant, je ne le suis plus et je n'en reviens pas.

Toute notre vie, l’enfance nous poursuit. Sait-on seulement notre chance d’avoir eu une belle enfance, la chance d’avoir été choyé par une mère aimante… Alors chères mamans, aujourd’hui, nous essayons de vous rendre, même si cela est impossible, un tout petit peu de l’amour que vous nous avez donné. Nous essayons simplement de vous dire merci, merci de votre dévotion, de votre abnégation, de votre générosité.

 

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19/05/2014

Genève flingue le grand Genève

  

Hier le peuple genevois a parlé.

Genève ne cofinancera pas les P+R en France voisine. Dont acte.

La portée politique de ce scrutin est considérable, comme le reconnait M. LONGCHAMP, président du conseil d’État. Une campagne où les partis favorables au projet ont laissé tout le champ libre au Mouvement des Citoyens Genevois (MCG).

Un MCG qui s'en est donné à cœur joie, en faisant croire que Genève allait s'engager à financer la totalité des équipements indispensables à la mobilité régionale, en France voisine.

Un MCG qui a pu une fois n'est pas coutume traiter les frontaliers et les français de mendiants, de voleurs d'emplois et de profiteurs.

Un MCG qui a laissé croire que les fameux fonds frontaliers étaient un cadeau offert gracieusement à la France, et que la contribution spécifique genevoise était tout simplement une sorte de vol.

Un résultat qui laisse entendre que le peuple genevois ne veut pas du Grand Genève.

Or, c'est quoi le Grand Genève : c'est le fruit de la volonté politique de la confédération helvétique (et de la majorité des élus de la région), désireuse d’encourager les territoires importants à se structurer avec leur région, comme le font toutes les métropoles du monde avec leur périphérie, et quand bien même il y a une frontière. Pour ce faire, Berne alloue des subventions très significatives aux territoires concernés.

Le projet d'agglomération franco-valdo-genevois (ancien nom du Grand Genève) vise ainsi à corriger les grands déséquilibres qui affectent notre région, en axant principalement le travail sur les questions de mobilité, tout cela au profit de toute la région, et donc évidemment en premier lieu de Genève.

Pour ce faire, toute une série de mesures ont été pensées, validées par les élus suisses comme français pour que la périphérie genevoise fonctionne mieux avec sa ville centre.

Alors que le MCG a réussi à faire croire au peuple genevois que la France ne faisait aucun effort financier, il faut rappeler que la France paie les 3/4 de ces mesures, soit 750 Millions de francs. Genève devait en financer un quart, soit 240 millions au rythme de 24 Millions par an pendant dix ans.

Les fonds frontaliers servent à compenser les charges supplémentaires induites par l’afflux massif de populations en France voisine, travaillant et payant leurs impôts à Genève, suisses comme français, et qui privent leurs communes d’accueil des dotations versées par l’Etat français au titre de l’impôt sur le revenu. Les fonds frontaliers servent à payer les écoles, les services publics municipaux dont profitent notamment les suisses venus s’installer chez nous. (Pour exemple, à Saint-Cergues, nous comptons 900 frontaliers dont 500 citoyens genevois. Les résidents suisses en France voisine ont d’ailleurs approuvé à 74 % le cofinancement des P+R.)

La contribution spécifique genevoise, qui était le vrai enjeu de la votation d’hier visait donc à cofinancer à hauteur de 25 % les projets d’intérêt transfrontalier en France voisine (les P+R n’en étant que le premier et bien modeste volet). Ces 24 millions de francs annuels sont à mettre en relation avec les 720 millions d’impôts prélevés à la source directement par le canton de Genève, desquels il faut retrancher 230 millions de francs reversés à la France au titre des fonds frontaliers et qui laissent apparaître une fois l’opération accomplie un « résultat net » de 490 millions de francs environ pour le canton.

490 Millions qui vont dans les caisses de Genève, qui est le seul canton romand a procédé de la sorte. Autrement dit l’accord de 1973, s’il est naturellement favorable aux collectivités locales françaises qui préfèrent que l’argent soit investi ici plutôt qu’à Paris, l’est plus encore à Genève. Même le MCG a compris la chose. Cela relativise l’éternel argument selon lequel Genève est une vache à lait !

Il n’était donc pas illogique de prélever ces 24 millions sur les impôts payés par les frontaliers pour cofinancer les infrastructures dont notre région a désespérément besoin. D’autant plus que les frontaliers ne consomment pas ou très peu de service public en Suisse. Les dizaines de milliers de citoyens genevois qui ne vivent plus à Genève sont autant d’économie pour le canton.

Le grand conseil avait validé le principe de ces 240 millions, cette enveloppe avait même conditionné la signature du projet d’agglomération par les français, pour qui ce cofinancement est indispensable à la réalisation des grands projets de ce territoire.

Nul ne sait ce qui va advenir maintenant. Il y a un contexte général anti-français, il y a des idées simplistes et fausses qui se sont répandues faute de contradiction. Il y a une dynamique de région fortement ébréchée. Et des voitures, encore et toujours, qui s’embouteilleront à Genève.

Genève si l’on en croit les résultats d’hier, ne veut pas jouer son rôle de métropole régionale. Le peuple a donné une gifle à ses élus.

Reste au MCG à nous dire comment régler tous les problèmes de mobilité et de logement dans la région.