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08/05/2015

Discours de la commémoration des 70 ans de la capitulation de l'Allemagne nazie

 

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

Merci à vous d’être venus nombreux pour commémorer ce 70ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

70 ans déjà et seulement, d’une certaine façon, que sur l’Europe et le monde se sont répandues les ténèbres,  incarnées par les fascismes les plus radicaux, l’Allemagne nazie, l’Italie mussolinienne, le Japon, et tant d’autres dictatures, états fantoches à la solde des fous, états collaborationnistes qui se sont reniés jusqu’à la lie, s’enflammant les uns et les autres dans une spirale de la violence la plus infinie, dans la haine la plus absolue de l’autre, dans le mépris le plus total de ce qu’il pouvait rester d’humain encore dans ce monde aux abois.

Ces ténèbres se sont répandues à la vitesse de l’éclair, et la « blietz krieg » a fait tomber nos démocraties les unes après les autres, malgré les résistances héroïques de quelques nations, qui ont succombé à ces vagues d’assaut que rien ne semblait pouvoir contenir.

La France hélas est tombée bien vite. Toute l’Europe bientôt est passée sous le joug de la barbarie nazie, qui a pu déployer toute sa haine envers celles et ceux qu’elle avait déclaré « différents ». Les handicapés, les tsiganes, les opposants politiques, les résistants, les homosexuels, et surtout les juifs, qui ont été traqués, assassinés, exterminés dans des proportions inconcevables.

Toute une industrie de la mort, servie par la science et le sens de l’organisation nazi pour détruire des hommes, des femmes, des enfants.

Toute une hiérarchie, ou chacun n’est qu’un maillon, mais participe pleinement à ces meurtres de masse, ou chacun joue, à son petit niveau un rôle qui conduit inéluctablement à la mort.

Des pays qui s’agenouillent devant la puissance nazie, qui collaborent, qui fond du zèle parfois, qui se déshonorent, et qui contribuent un peu plus à faire s’affaisser la civilisation européenne, qui en éteignent les lumières et laissent s’étaler sur le monde un ordre nouveau, sans libertés, sans tolérance, sans la moindre humanité.

Dans les pays occupés, d’abord on se résigne, on souffre en silence, on regarde par terre, c’est l’humiliation, le sentiment que tout est perdu.

Dans les camps on affame, on épuise, on harcèle, on frappe, puis on tue, tout simplement, on trie les êtres humains comme du bétail, on les dénude, on les dépouille de leurs derniers effets, on leur rase le crâne, on les déshumanise pour n’en faire plus que des corps, des objets, on les extermine.

A Auschwitz, un million et demi d’âme s’envolent. Partout en Europe on organise des déportations de masse.

Mais du fond de l’abîme, quand la civilisation semblait avoir poussé son dernier cri, des voix se sont levés. Des mouvements de résistance se constituent, des pays, dont l’Angleterre, tiennent tête, et bientôt, une coalition internationale voit le jour pour tenter de mettre fin à cet apocalypse.

Pour la France, le général de Gaulle appelle depuis Londres à ne pas baisser les bras, et se faisant, redonne de l’espoir à tout un peuple. Les opposants politiques, les réfractaires au STO organisent la Résistance, des maquis fleurissent, les sabotages commencent, les opérations de guérilla se répandent avec le renfort des parachutages alliés.

Car dans ces ténèbres en effet il y eu des lumières. Des lumières qui ont sauvé l’honneur et la dignité de l’homme, des lumières comme celles de ces justes qui au péril de leur vie ont sauvé des juifs, des innocents, des lumières comme ces hommes qui ont pris les armes et ont refusé de s’agenouiller, des lumières comme ces femmes qui ravitaillaient les maquis, des lumières comme toutes celles et ceux qui ont pris un risque, pour contrecarrer, à leur niveau, les plans de la barbarie nazie. Des lumières comme ces soldats alliés qui sont venus au nom de la liberté mourir sur les plages du débarquement.

Il aura fallu un peu plus de 5 années de guerre pour arriver à bout de ces dictatures épouvantables, 5 années qui auront couté la vie à 55 millions d’êtres humains, 5 années qui auront détruit le monde, des pays et des peuples. 5 années pour reconquérir la liberté chérie de Paul Éluard.  […]

Vous le savez sans doute, nous revenons avec Evelyne Février d’un voyage en Israël. Un voyage qui nous a profondément marqués. Nous y avons été invités par le maire de la ville de Rehovot en remerciement de ce que notre commune avait fait pour M. Herbert Horowitz.

Herbert Horowitz à 80 ans aujourd’hui. Il est né à Vienne, en 1935. Sa famille à fuit les persécutions de pays en pays et s’est retrouvé à Rivesaltes en France, ou contraints et désespérés, ses parents ont dû l’abandonner avec sa sœur à la croix rouge suisse pour qu’ils survivent. C’est ainsi qu’ils furent tous deux transférés à Saint-Cergues. Et qu’ils survécurent, à la colonie italienne, pendant toute la guerre, cachés, comme 16 autres enfants juifs.

Ils survécurent parce que 4 personnes, Germaine HOMMEL, directrice des Feux Follets, son adjointe, Renée FARNY, Marthe BOUVARD, lingère de l’établissement, et Léon BALLAND un jeune saint-cerguois de 19 ans ont pris tous les risques, au mépris des consignes de la croix rouge, et ont fait des Feux Follets un îlot de lumière parmi les ténèbres.

Le plus beau moment de ce voyage en Israël fut quand vendredi soir dernier, alors que nous partagions le Shabat chez Herbert Horowitz, il a simplement dit, en regardant toute sa famille, ses  4 enfants et ses 10 petits-enfants : «  tout ça, ça vient de Saint-Cergues ».

Du courage de quelques-uns, Herbert a pu survivre, vivre, et fonder une famille. Mais de par la haine des autres, combien n’ont pas eu ce bonheur ? Combien se sont effacés, ont disparu, n’ont pas pu se projeter dans l’avenir et espérer un jour des enfants…

A Jérusalem, nous avons visité Yad Vashem, lieu extrêmement émouvant qui raconte toute l’histoire de la haine des juifs, de l’antisémitisme et de leur massacre, du génocide, de la Shoah. On sort forcément ébranlés, bouleversés, de cet endroit.

Comment, aujourd’hui encore, certains peuvent-ils contester, nier la réalité épouvantable de ce qui s’est produit pendant ce conflit ? Comment certains peuvent-ils parler de « détail de l’histoire » pour évoquer cette extermination sans précédents ?

Il n’y a qu’une seule façon de lutter contre cela. Témoigner, raconter, commémorer, redire inlassablement les choses, transmettre aux nouvelles générations cette histoire épouvantable pour que jamais nous n’ayons à la revivre.

Méfions-nous des discours de haine, des discours d’intolérance, méfions-nous de ceux qui stigmatisent, de ceux qui désignent les boucs émissaires, ce sont toujours les mêmes démons qui les habitent, et l’histoire, le devoir de mémoire, sert précisément à nous en prémunir.

En ce jour, pensons à tous ceux qui ont sacrifié leurs vies, à tous ceux qui l’on risqué, pour que nous puissions être libres.

Merci à tous     

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20/03/2015

Un dernier mot avant les élections...

Une campagne comme celle des départementales est une expérience humaine fantastique.


Aussi éreintante que passionnante !


Une campagne qui aura été marquée par un contexte difficile, où les vrais enjeux sont masqués par des problématiques nationales, qui voudraient laisser penser que dimanche nous allons voter pour ou contre le gouvernement, ou pour ou contre le Front National.


Le département ce n’est pas ça. C’est votre quotidien.


Avec Christine Burki et nos remplaçants Catherine Deremble et Robert Deprez, nous avons battu le pavé pour faire connaitre les compétences de cette assemblée. Nous avons immensément appris également de toutes ces rencontres, au gré de nos réunions publiques et des distributions de tract sur les marchés.


Nous nous sommes mobilisés car il nous semble que certaines injustices entre le Nord et le Sud de la Haute-Savoie doivent cesser. Il n’est plus acceptable que notre territoire, qui génère à lui seul près de 30% des fonds frontaliers soient aussi peu servis en retour par le département. Car en effet c’est le département qui touche ces fonds et les redistribue. (Nous générons 48 millions de fonds correspondant au nombre de frontaliers sur nos communes, et en retour, si nous ne comptons par les parts communales, c’est tout au plus 5 ou 7 millions par an pour l’intercommunalité, donc très insuffisant en regard des 17 millions qui manquent sur la gare, des 40 qui manquent sur le tram, des 7 qui manquent sur le BHNS.)


Le département doit prendre ses responsabilités sur notre canton et sur celui d’Annemasse. Il doit se mettre à flécher correctement ces fonds sur les projets vraiment structurants et d’intérêt transfrontalier, tels que la nouvelle gare d’Annemasse, indispensable au CEVA, telle que la prolongation du tram 12, tel que le Bus à Haut niveau de service. Un ensemble de projets portés à bout de bras par les intercommunalités et qu’elles ne peuvent porter seules, aujourd’hui, face au désengagement de Genève.


Il convient de gérer cette manne exceptionnelle de 177 Millions d’euros de façon exemplaire. Car si nous le faisons pas, il n’est même pas envisageable d’aller quémander de l’argent supplémentaire à Genève, qui commence à s’interroger en effet ce que le département a fait de cet argent, depuis les accords de 1973 sur la compensation financière genevoise.


Il faut en finir avec le saupoudrage. Les collectivités (mairie et communautés de communes, agglos) ont besoin de lisibilité budgétaire et d’engagements clairs sous la forme de convention pluriannuelle avec le département, plutôt que d’avoir à mendier chaque année des sommes dérisoires au regard de ce qu’il nous faut pour réaliser ces grands projets indispensables à l’amélioration de la qualité de notre vie ici.
Il faut que cesse ces méthodes d’un autre âge. Il faut des élus en capacité de le dire et de faire changer les choses, de faire bouger les lignes.


Nous avons foi en notre territoire, en son avenir, et nous nous battrons quoi qu’il arrive dimanche pour obtenir ce que nous sommes en droit d’obtenir.


Les inégalités sociales sont très fortes sur notre territoire, pourtant regardé sempiternellement comme une région de nantis. Nous avons les taux de RSA les plus élevés de Haute-Savoie. Nous manquons de logements aidés, pour ceux qui n’ont pas la chance de travailler en Suisse. Il nous faut un meilleur accompagnement social, il nous faut des marges de manœuvre budgétaires pour les maisons de retraite, dont les personnels s’essoufflent, en raison d’un Turn Over incessant lié à l’attractivité de la Suisse. Sur ces points-là aussi, nous agirons pour que nos spécificités soient mieux prises en compte.


Nous aurons la liberté de nous battre pour tout cela si nous sommes élus, car bien qu’appartenant à la majorité départementale, l’UDI n’est pas inféodée à qui que ce soit. 


La fenêtre est historique pour enfin corriger le tir sur ces sujets. Car le conseil départemental va connaitre un profond renouvellement, de par la parité déjà.


Dimanche, ne vous trompez pas, ce sont pour ces enjeux là que vous allez voter. C’est pour votre qualité de vie. Pour que les grands projets avancent et changent le visage de notre bassin de vie.


Ce canton, à la fois urbain et rural, particulièrement marqué par les effets bénéfiques et néfastes de la frontière a besoin d’élus capables d’articuler les choses entre le Grand Genève et Annecy.


Merci à tous ceux qui nous soutiennent, merci à tous ceux qui croient en notre candidature.

 

 

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04/03/2015

Notre profession de foi pour le canton de Gaillard - Elections départementales des 22 et 29 mars 2015

Voici notre profession de foi pour les élections départementales des 22 et 29 mars prochains pour le canton de Gaillard.

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Madame, Monsieur,


Le conseil général de la Haute-Savoie devient conseil départemental. Les 22 et 29 mars prochains, vous aurez à élire vos conseillers départementaux, constitués d’un binôme homme-femme de candidats accompagnés de leurs deux remplaçants.


Ces élections sont très importantes pour notre territoire. Nos dix communes sont désormais regroupées dans le nouveau canton de Gaillard, un canton à la fois urbain et rural, au caractère profondément transfrontalier.


Un canton de 40 000 habitants, qui subit à la fois les effets positifs et négatifs de la frontière. Un canton qui a du retard en termes d’infrastructures de voirie et de transport, que ni nos communes ni nos intercommunalités ne peuvent porter seules, malgré tous leurs efforts. Un canton qui  a donc besoin d’un engagement fort du département.


A tort considéré comme une région riche ou gâtée, nous faisons campagne pour rétablir des équilibres qui trop souvent ont été défavorables à la Haute Savoie du Nord. Nous voulons que nos problématiques en matière de mobilité et de logement, en matière de solidarités, soient mieux prises en compte.


Notre région connait un très fort développement et un afflux de population très important, cela est une chance et un handicap. Car les inégalités se creusent, ici beaucoup plus qu’ailleurs. Nous avons besoin que le Département assume mieux ses compétences pour faire face aux spécificités de notre canton.
Nos communes génèrent une part très importante des fonds frontaliers, il serait logique que le Conseil Départemental qui les gère et les redistribue nous soutienne à la mesure des besoins du territoire.

Il faut développer un réseau de transport efficace (Ceva, Tram, Bus, P+R). Il faut réaliser le contournement d’Annemasse. Il faut construire du logement social, pour répondre à la demande, qui est considérable ici, pour ceux qui ne travaillent pas en Suisse.


Ces élections sont une occasion unique de renouveler profondément votre assemblée départementale, ce canton a besoin d’élus engagés, dynamiques, capables de faire le trait d’union entre Genève et la Haute-Savoie, capables de défendre avec vigueur vos intérêts pour l’amélioration concrète de votre cadre de vie.


Investis par L’UDI, dans un département qui a une vraie tradition centriste, nous serons des élus pragmatiques, ouverts et constructifs, à rebours des joutes purement politiciennes qui ne mènent à rien.
 Nous nous mobilisons pour vous et pour ce territoire, alors ensemble, faisons bouger les lignes !

Christine Burki et Gabriel Doublet, titulaires,

Catherine Deremble et Robert Deprez, remplaçants

 

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